LE FONDS MONDIAL
DE SOLIDARITE
La solidarité comme modèle de développement
a fait ses preuves en Tunisie. C'est fort de cette expérience
et d'une vision humaniste des relations internationales
bâtie sur la foi en la communauté de destin
de l'humanité et en la nécessité d'un
co-développement entre pays riches et pauvres vecteur
de la stabilité internationale, que le président
tunisien, Zine el Abidine Ben Ali a lancé, en octobre
1999 à Tunis, l'idée d'un Fonds
mondial de solidarité pour compléter le
dispositif existant en matière de lutte contre la
pauvreté.
Pour Ben Ali, la mondialisation de l'économie doit
s'accompagner de la mondialisation de la solidarité,
afin de prévenir les fractures sociales et de lutter
plus efficacement contre la marginalisation et l'exclusion
que génère la logique du " tout économique
".
Ayant mis en oeuvre différents programmes de réduction
de la pauvreté mondiale qui ont presque tous montré
leurs limites face à l'immensité et à
l'intensification du fléau notamment dans certaines
régions du monde, la communauté internationale
n'a pas tardé à soutenir cette initiative
tunisienne, ce qui s'est traduit en décembre 2000
par son adoption, à l'unanimité, par l'Assemblée
générale des Nations unies. Depuis décembre
2002, une résolution de l'Assemblée générale
appelant à la création immédiate de
ce Fonds est en vigueur. Sa mise en uvre a été
confiée à l'institution onusienne spécialisée
dans le développement humain, le PNUD (Programme
des nations unies pour le développement).
L'action du Fonds s'inscrit dans le cadre des objectifs
du sommet du millénaire, à savoir réduire
de moitié la proportion de pauvres dans le monde
à l'horizon 2015. Le FMS complète, de ce fait,
les différentes initiatives prises au cours des dernières
années, au sein de conférences mondiales et
du système des nations unies, notamment les plans
d'allègement de la dette des pays pauvres les plus
endettés coordonné par le FMI et la Banque
mondiale, les actions entreprises pour développer
les institutions de micro-financement, le renforcement des
interventions des ONG, surtout dans le domaine de la micro-finance,
ou l'aide octroyée aux pays pauvres par les bailleurs
de fonds bilatéraux.
Le Fonds mondial de solidarité (FMS) est un mécanisme
complétant et renforçant l'action internationale
en matière de lutte contre la pauvreté, qui
se propose d'intervenir dans un champ précis : celui
de l'accélération du rythme de développement
social et humain, notamment dans les pays les plus pauvres.
Dans son appel du 25 août 1999, le Président
Ben Ali a ainsi défini le champ d'intervention du
Fonds mondial : le FMS se fixe pour ambition d'intervenir
dans " les régions les plus démunies
en diverses parties du monde, et tout particulièrement
dans les pays les plus pauvres ". Les interventions
du FMS se situeront dans le cadre de la stratégie
d'élimination de la pauvreté propre à
chaque Etat.
Toutefois, les objectifs suivants, inscrits dans la Déclaration
et le programme d'action de Copenhague, ainsi que dans les
textes issus des grandes conférences et réunions
au sommet des Nations unies de ces dernières années,
seront privilégiés :
- Faire accéder les populations les plus pauvres
aux commodités et services sociaux de base, notamment
la santé, l'éducation, l'eau potable, le logement
décent
- Promouvoir et mettre en valeur les ressources humaines
dans ces régions et encourager la création
de sources de revenus et d'emplois productifs, afin d'aider
à l'intégration sociale et économique
des populations concernées
- Accroître la participation des populations cibles
à la prise de décision dans les domaines qui
les concernent, et faciliter leur accès aux nouvelles
technologies.
Agir sur la pauvreté et l'exclusion contribuera fortement
à réduire les tensions dans le monde. C'est
la conviction de la Tunisie de Ben Ali qui a entrepris dès
1989, d'attirer l'attention de la communauté internationale
sur le danger que constitue le fossé grandissant
entre pays riches et pays pauvres, appelant à un
partenariat mondial pour le co-développement dans
lequel aucune nation du globe ne serait exclue de la croissance
et de ses fruits.
Toutes les dispositions ont été prises par
l'Assemblée Générale des Nations Unies
pour créer et rendre rapidement opérationnel
le Fonds mondial de solidarité attendu par des centaines
de millions de personnes confrontées de par le monde
à la pauvreté et à la marginalisation.