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Le
processus de coopération entre les pays de la
Méditerranée occidentale, dit Dialogue 5+5,
a été lancé lors de la réunion ministérielle
tenue le 10 octobre 1990, à Rome, et marquée
par l'adoption de la Déclaration de Rome.
Ce processus regroupe les cinq pays du Maghreb
(Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie et Libye)
et cinq pays européens du bassin occidental
de la Méditerranée (Espagne, Portugal, France,
Italie et Malte).
I - La Déclaration constitutive
de Rome
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1 - Au plan politique
Elle a pour but de favoriser un dialogue
efficace entre les ministres des Affaires
étrangères des pays concernés.
A cet effet, ces derniers se rencontreront
périodiquement, chaque année,
pour échanger leurs points de
vue aux fins de trouver des solutions
aux questions politiques et sécuritaires
d'intérêt commun.
Elle met l'accent sur l'attachement
des pays participants au principe de
globalité et d'indivisibilité
de la question de la sécurité
en Méditerranée, et sur
la nécessité de faire
du bassin méditerranéen
une aire de paix, de coopération,
de sécurité et de stabilité.
Elle souligne que le processus de coopération
entre les pays de la Méditerranée
occidentale offre à nouveau,
de grandes opportunités pour
le renforcement de la coopération
entre les pays membres et l'intensification
du dialogue entre la communauté
européenne et l'Union du Maghreb
Arabe, ainsi que pour la promotion du
dialogue euro-arabe, en général.
2 - Au plan économique
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La Déclaration
de Rome insiste sur le caractère
global du dialogue 5+5 et sur sa
dimension économique. |
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Elle affirme, également,
la volonté commune d'instaurer
une solidarité régionale
à même de remédier
au déséquilibre existant
en matière de développement. |
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Les pays membres s'engagent,
en outre, à faire en sorte
que le processus de coopération
et d'intégration au niveau
de l'Europe s'accompagne d'un effort
similaire en direction de la zone
méditerranéenne. |
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Pour la concrétisation
de cette solidarité, la Déclaration
de Rome souligne la nécessité
de mettre en uvre des moyens
et des mécanismes efficaces
au service de ce dialogue. |
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En pratique, il a
été convenu d'adopter
les programmes et projets suivants
:
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Réaliser
des projets et programmes
spéciaux méditerranéens
; |
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Promouvoir le
développement économique
; |
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Echanger les
points de vue et les informations,
de manière à
instaurer une concertation
au niveau des politiques et
des programmes de coopération,
en vue d'une meilleure coordination
et d'une plus grande efficience. |
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La coopération
méditerranéenne implique,
aussi, la participation des entreprises,
des partenaires sociaux, des investisseurs
privés, des collectivités
publiques territoriales et des institutions
culturelles. |
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Les pays participants
s'engagent à promouvoir
leurs relations dans des domaines
prioritaires tels que les échanges
commerciaux, les ressources humaines
et naturelles. Dans ce contexte,
les projets suivants ont été
adoptés :
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Création
d'une banque de données
méditerranéenne,
en vue de faciliter les
échanges d'informations
entre les pays membres,
dans les domaines industriel
et commercial.
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Gestion commune
des équilibres naturels
dans la région. |
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Recherche de
solutions adéquates
aux dettes extérieures
des pays du Maghreb Arabe. |
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Mise en
place du cadre juridique
et des institutions financières
idoines pour la réalisation
des projets dans les pays
maghrébins, notamment
pour ce qui est de la promotion
du partenariat et du transfert
de technologie.
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3 - Au plan socio-culturel
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La Déclaration
de Rome met l'accent sur la dimension
globale du processus de coopération,
en ce sens qu'il englobe, en plus
des volets politique et économique,
les volets social et culturel,
c'est-à-dire les questions
de l'émigration, de l'éducation,
de la formation et de la communication,
ainsi que les questions culturelles
et la protection du patrimoine.
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A cet égard,
les ministres ont adopté
les projets suivants :
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II - La Déclaration
d'Alger
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1 - Au plan politique
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La Déclaration
d'Alger, adoptée par la
2ème Conférence
ministérielle du Dialogue
5+5, tenue les 26 et 27 octobre
1991, dans la capitale algérienne,
a confirmé les recommandations
et les directives de la 1ère
Conférence ministérielle
de Rome. Elle a, notamment, mis
l'accent sur l'importance de la
démocratie et des libertés
politiques et économiques,
pour la promotion des relations
entre les pays membres et la réunion
des conditions nécessaires
au maintien de la stabilité
et de la sécurité
régionales. La Déclaration
a, également, renouvelé
l'engagement des pays membres
à concrétiser ce
nouvel espace de solidarité
et leur attachement au principe
de globalité et d'indivisibilité
de la question de la sécurité.
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La Conférence
a adopté les principes suivants
:
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2 - Au plan économique
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Les pays membres
ont réitéré
leur détermination à
réduire les écarts
qui les séparent en matière
de développement. Ils sont
convenus que le renforcement de
la coopération économique,
sociale, scientifique et culturelle
entre eux doit permettre de promouvoir,
progressivement, la région
de la Méditerranée
occidentale en aire de développement
et de solidarité.
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3 - Au plan socio-culturel
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Les pays membres
ont affirmé que la présence,
sur leurs territoires respectifs,
de communautés originaires
des deux rives de la Méditerranée,
dans le respect des législations
en vigueur, contribue au développement
des relations d'amitié et
de coopération entre les
pays de la région.
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La Déclaration
d'Alger insiste sur la nécessité
de construire des relations de bon
voisinage permettant le développement
d'un dialogue entre les différentes
cultures, dans un climat de tolérance,
de compréhension mutuelle et
de respect des droits de l'Homme. |
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III - La Déclaration
de Barcelone
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1 - Au plan politique
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Les travaux de la Réunion
préparatoire des Hauts Fonctionnaires,
tenue les 15 et 16 janvier 2001, en Tunisie,
en prévision de la 3ème
Conférence des ministres des Affaires
étrangères qui devait se
dérouler, les 25 et 26 janvier
2001, à Lisbonne, se sont articulés
autour de l'étude des moyens d'organiser
le Dialogue 5+5, d'une part, des préparatifs
y afférents et du financement de
ses activités, d'autre part.
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La Conférence de Lisbonne
a entériné les résultats
de la Réunion préparatoire
de Tunis et réaffirmé l'importance
stratégique de ce processus engagé
entre l'Europe et le Maghreb Arabe, se félicitant
de sa redynamisation de manière à
en faire un modèle de coopération
dans la région. Elle a, également,
souligné que ce dialogue complète
les autres processus de coopération
existants entre les deux rives de la Méditerranée. |
2 - Au plan économique
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Les ministres ont souligné
l'importance de la solidarité entre
leurs pays, dans le contexte des défis
posés par la mondialisation. Ils
ont appelé à la prise d'initiatives
propres à accélérer
la dynamique d'intégration régionale
et à renforcer la capacité
du Maghreb Arabe à drainer les
investissements.
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Ils ont, également,
admis comme principe que chaque pays assure
le financement de l'activité qu'il
propose. |
3 - Au plan socio-culturel
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Les ministres ont insisté
sur la nécessité de faire
en sorte que leur dialogue englobe les
secteurs social et culturel.
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IV - La Déclaration
de Tripoli
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1 - Au plan politique
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Les ministres des Affaires
étrangères ont souligné,
lors de leur 4ème conférence,
tenue à Tripoli, les 29 et 30 mai
2002, que la sécurité est
une responsabilité commune et réaffirmé
les orientations qu'ils avaient adoptées
à la Conférence de Lisbonne,
notamment en ce qui concerne l'attachement
de tous les pays membres à ce processus.
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2 - Au plan économique
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S'agissant du dialogue
euro-maghrébin, les ministres ont
mis l'accent sur l'importance stratégique
de ce dialogue , par rapport à
la paix, à la stabilité
et au développement de la région.
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Les ministres ont réaffirmé
la nécessité d'uvrer
résolument au développement
d'une complémentarité économique
régionale susceptible d'attirer davantage
les investissements étrangers. |
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Ils ont, également,
exprimé l'espoir de voir les mécanismes
de prestations financières de la
Banque Européenne d'Investissement
évoluer vers la création d'une
Banque Euro-Méditerranéenne. |
3 - Au plan socio-culturel
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L'accent a été
mis sur la priorité de la coopération
dans le domaine de la migration et des
échanges humains,, ainsi que sur
l'importance de jeter les bases d'une
coopération globale, équilibrée
et intégrée, en vue de traiter
ce phénomène de manière
organisée et harmonisée.
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Il a été, également,
convenu de la nécessité d'instaurer
un climat de coexistence pacifique en Méditerranée
occidentale, à travers des initiatives
culturelles qui renforcent l'identité
culturelle méditerranéenne
et le dialogue entre les civilisations,
en partant de valeurs et de racines communes. |
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V - La Déclaration de Sainte-Maxime
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1 - Au plan politique
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La 5ème
Conférence des ministres
des Affaires étrangères,
tenue, les 9 et 10 avril 2003, à
Sainte-Maxime (France), a confirmé
l'importance du processus de coopération
entre les pays de la Méditerranée
occidentale, en tant que cadre privilégié
de dialogue politique entre le Maghreb
et l'Europe du Sud.
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Les pays participants
ont exprimé leur ferme détermination
à combattre le terrorisme,
dans le cadre des Nations Unies. |
2 - Au plan économique
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Les ministres
ont souligné la nécessité
de réaliser une intégration
économique plus substantielle,
dans le cadre de l'Union du Maghreb
Arabe. La Conférence de Sainte-Maxime
a évoqué comme moyen
de parvenir à cet objectif,
l'idée d'une " coopération
subventionnée " entre
l'Union Européenne et les
pays du Maghreb.
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Pour ce qui est du
projet de création d'une Banque
Euro-Méditerranéenne,
la Conférence a mis l'accent
sur l'importance qu'il y a à
ce que les facilités de la
Banque Européenne d'Investissement,
dans une première étape,
et celles de la Banque Euro-Méditerranéenne,
une fois créée, permettent
de consolider les investissements
et les activités des petites
et moyennes entreprises (PME). |
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Concernant les retombées
économiques de la conjoncture
internationale actuelle sur la région
méditerranéenne, la
Conférence a estimé
nécessaire de procéder
à l'évaluation de ces
incidences de façon continue,
afin de soutenir l'effort de développement
des pays maghrébins. |
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La Conférence
a confirmé le caractère
prioritaire de la coopération
en ce qui concerne les questions de
la migration et des échanges
humains. |
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Il a été
fait état de la tenue, fin
2003, au Maroc, d'une Conférence
ministérielle sur les échanges
humains et la migration. |
VI - La Conférence ministérielle
régionale sur la migration en Méditerranée
occidentale
Cette conférence, tenue les 16
et 17 octobre 2002, à Tunis, a
adopté, au terme de ses travaux,
la Déclaration de Tunis sur le
Dialogue relatif aux questions de la migration.
Les participants à cette réunion
se sont prononcés pour le renforcement
du dialogue et de la coopération,
équilibrée et globale, entre
leurs pays, en ce qui concerne les questions
de la migration et, plus particulièrement,
celles ayant trait à la migration
non organisée, à la migration
dans sa relation avec le codéveloppement,
aux droits et obligations des migrants,
à l'intégration de ces derniers
et à la libre circulation des personnes.
Prochaines échéances
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Sommet du Dialogue
5+5, regroupant les Chefs d'Etat
et de gouvernement des pays de la
Méditerranée occidentale
(Tunis, 5-6 décembre 2003).
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Réunion ministérielle
ordinaire (Alger 2004). |
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