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M.
Zine El Abidine Ben Ali
Président de la République Tunisienne
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La
République Tunisienne est dirigée par un Président
élu pour une période de cinq ans. Les élections
législatives et municipales ont lieu également
tous les cinq ans. A côté de ces institutions
élues, existent des instances consultatives
dont: le Conseil d'Etat qui comprend le Tribunal
administratif et la Cour des Comptes, le Conseil
économique et social, et le Conseil constitutionnel.
Huit partis politiques de tendances et de sensibilités
diverses animent la vie politique nationale.
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Dès son accession à l'indépendance,
la Tunisie s'est résolument engagée dans la
voie du progrès et de la modernité. En
1956, l'une des premières décisions du
gouvernement tunisien fut l'adoption du Code
du Statut Personnel qui marque l'abolition officielle
de la polygamie et le début de l'émancipation
de la femme, clef de voûte du progrès
social.
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Avec l'accession du Président Ben Ali à
la tête de l'Etat en 1987, la Tunisie
entre dans une nouvelle phase de développement
politique et social. Le Président Ben Ali abolit
la présidence à vie, donne le feu vert
à la légalisation ou à l'émergence
de nouveaux partis et libère tous les
prisonniers politiques. Dans la foulée, il invite
les partis politiques à se joindre aux
représentants du syndicat, du patronat, des
organisations socioprofessionnelles, de la Ligue
des Droits de l'Homme,de l'Union des agriculteurs,
de l'Union nationale de la femme tunisienne
et de l'Ordre des avocats, pour élaborer ensemble
le Pacte National, document consensuel d'intérêt
primordial qui fixe les règles du jeu
démocratique. Le document est signé et proclamé
solennellement, le 7 novembre 1988. Sa ratification
a été élargie, en 1992, à d'autres organisations
socioculturelles et de jeunesse.
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Couronnant l'option résolument démocratique et libérale
du Président Ben Ali, une réforme constitutionnelle
révolutionnaire que le Chef de l'Etat a proposée
le 13 février 2002 est venue introduire des changements
aussi profonds que radicaux dans la vie politique
du pays et dans l'édification de la république de
demain : renforcement des droits de l'homme et de
leurs garanties, création d'une chambre des conseillers,
consolidation du rôle du Conseil constitutionnel,
etc. D'autres décisions ont consolidé cette orientation,
à travers, surtout, la présentation d'un
projet de loi constitutionnelle autorisant l'élargissement
des candidatures aux prochaines élections présidentielles,
de telle sorte que chacun des partis représentés
à la Chambre des Députés puisse proposer
un candidat aux élections de 2004.
Les Tunisiens, de toutes tendances
politiques et de toutes conditions sociales, ont
adhéré massivement à cette réforme en participant
à un référendum populaire organisé le 26
mai 2002.
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Des élections pluralistes et libres sont organisées
en 1989, 1994 et 1999. Cinq des partis d'opposition
ayant participé aux élections de 1999 remportent
34 sièges à la Chambre des députés,
organe législatif qui compte 182 membres. Le Rassemblement
Constitutionnel Démocratique (parti au pouvoir)
conserve la majorité des sièges (148). Le
Président Ben Ali est réélu, en 1999, lors de la
première élection présidentielle pluraliste
dans le pays, pour un troisième mandat de
5 ans.
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Couronnant l'option résolument démocratique et
libérale du Président Ben Ali, une réforme constitutionnelle
révolutionnaire que le Chef de l'Etat a proposée
le 13 février 2002 est venue introduire des changements
aussi profonds que radicaux dans la vie politique
du pays et dans l'édification de la république
de demain : renforcement des droits de l'homme
et de leurs garanties, création d'une chambre
des conseillers, consolidation du rôle du Conseil
constitutionnel, etc. D'autres décisions ont consolidé
cette orientation, à travers, surtout, la présentation
d'un projet de loi constitutionnelle autorisant
l'élargissement des candidatures aux prochaines
élections présidentielles, de telle sorte que
chacun des partis représentés à la Chambre des
Députés puisse proposer un candidat aux élections
de 2004. Les Tunisiens, de toutes tendances politiques
et de toutes conditions sociales, ont adhéré massivement
à cette réforme en participant à un référendum
populaire organisé le 26 mai 2002.
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