Le premier sommet du Dialogue 5+5 se tiendra à Tunis
les 5 et 6 décembre 2003. Cette rencontre s'inscrit
dans le cadre des manifestations que la Tunisie s'emploie
à accueillir dans son souci de traiter nombre de
problèmes relatifs à la sécurité,
à la stabilité, au développement économique,
à l'émigration et au dialogue entre les cultures
et les civilisations dans la région occidentale de
la Méditerranée. L'une de ces spécificités
de ce Dialogue est son caractère global du fait qu'il
prend en considération les diverses dimensions des
relations existant entre les pays de la région, politiques,
économiques, sociales et culturelles, outre sa profondeur,
sa richesse et la diversité de ses objectifs dont
en premier lieu, la réalisation d'un développement
et d'une prospérité solidaires dans le bassin
occidental de la Méditerranée.
La tenue en Tunisie de cet important rendez-vous méditerranéen
qui permettra aux dirigeants des dix pays riverains du bassin
occidental de la Méditerranée de se rencontrer
pour la première fois, dans une conjoncture internationale
délicate, constitue une reconnaissance du rôle
de premier plan joué par notre pays dans la relance
de ce dialogue partant de sa foi en l'importance stratégique
que revêt ce processus entre l'Europe et le Maghreb
Arabe, en plus de sa contribution à l'instauration
de la sécurité et de la stabilité ainsi
qu'à la réalisation des aspirations des peuples
maghrébins dans le domaine de la coopération
et du développement solidaire dans la région.
L'accueil par la Tunisie de ce Sommet
historique dans le processus du dialogue méditerranéen
constitue, d'autre part, le couronnement du succès
du modèle tunisien initié par le Président
Zine El Abidine Ben Ali en matière de développement
économique et social en même temps qu'un témoignage
du haut degré de confiance et du respect immense
dont jouit notre pays à l'échelle mondiale,
ainsi que du dynamisme dont sa diplomatie fait preuve dans
le sens d'un plus grand développement des relations
de partenariat et d'amitié privilégiée
existant avec les pays méditerranéens, et
de la recherche de l'entente qui constitue l'une de ses
constantes les plus éminentes.
A cela s'ajoute la stabilité politique,
la paix sociale, la sécurité, la quiétude
et la sérénité qui règnent dans
notre pays ainsi que son incomparable richesse civilisationnelle
et culturelle sans oublier la tolérance et l'ouverture
sur les autres civilisations qui constituent un trait dominant
de son peuple.
La Tunisie représente un trait
d'union et un point de communication et de coopération
entre les pays arabes et européens, elle est également
le premier pays maghrébin à signer un accord
d'association avec l'Union européenne, partant
de sa foi en la nécessité de l'ouverture sur
son environnement immédiat et de l'insertion dans
la mondialisation de l'économie afin de relever les
défis.
Dans ce cadre, les initiatives de la Tunisie sont multiples.
Notre pays a, en effet, proposé la création
d'une banque euro-méditerranéenne, et appelé
à la conclusion d'un pacte euro-maghrébin
sur les droits des communautés maghrébines
en Europe ainsi qu'à la nécessité d'adopter
une approche globale de la question de l'émigration
sans se limiter aux seuls aspects sécuritaires.
Le Sommet de Tunisie constitue une opportunité
importante pour aller de l'avant dans le sens de la réalisation
des aspirations des peuples de la région méditerranéenne
à travers la construction d'un espace méditerranéen
dans lequel les chances des pays du Nord et du Sud de la
Méditerranée seraient à égalité
et qui tienne compte de l'interdépendance des intérêts
et de la communauté du destin.
Le processus de coopération entre l'Union
Européenne et les pays riverains de la Méditerranée a débuté
par la première conférence ministérielle euro-méditerranéenne
qui s'est tenue à Barcelone, en novembre 1995, et qui a
débouché sur l'adoption de la déclaration de Barcelone.
Le processus de Barcelone repose sur le principe du partenariat.
Tous les Etats contractants contribuent à la présentation
et à l'élaboration des propositions qui sont discutées dans
les réunions des hauts fonctionnaires et au sein du comité
euro-mediterranéen de suivi, avant d'être soumises à la
Commission Européenne.
Les réunions euro-méditerranéennes se tiennent à différents
niveaux :
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Les réunions des ministres des affaires
étrangères : cinq réunions officielles et quatre informelles
se sont tenues depuis la conférence de Barcelone.
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Les réunions des hauts fonctionnaires
chargés des affaires politiques et sécuritaires et
les réunions du comité euro-méditerranéen de suivi
qui se tiennent au niveau des coordinateurs nationaux
du processus euro-méditerranéen.
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Les réunions ministérielles sectorielles
: environnement, industrie, transport, commerce, santé,
agriculture,…
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Les réunions au niveau des hauts fonctionnaires
et des experts dans les secteurs précités pour discuter
d'autres questions d'ordre économique ou social intéressant
la région euro-méditerranéenne. |
La Tunisie s'est constamment appliquée à participer à toutes
les réunions organisées jusqu' à ce jour et à présenter
de multiples initiatives et projets relatifs aux trois volets
du partenariat euro-méditerranéen.